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RechercheDe courts articles sur la recherche en santé mentale et en psychopathologie périnatale seront présentés puis archivés régulièrement dans cette page.
Juillet 2005Validation of the Edinburgh postnatal depression scale (EPDS) in a sample of women with high-risk pregnancies in France F. Adouard1, N.M.C. Glangeaud-Freudenthal2 and B. Golse3 (1) Child Psychiatric Consultation, Paris , France Archives of Women's Mental Health 2005, Volume 8, Number 2 Pages: 89 - 95 Summary This research is intended to validate the Edinburgh Postnatal Depression Scale (EPDS) in a high-risk pregnant population. Method: Sixty women attending antenatal consultations for pregnancy complication in a major Parisian maternity facility were included. They completed the EPDS and were then interviewed according to a standardised psychiatric interview. Results: The study of its sensitivity, specificity and predictive values, with a DSM-IV diagnosis of major depression as the reference, found that 11.5 was the optimal cut-off score (Se 0.80; Sp 0.80). Its validity as an index of severity of depression was also good as well as internal consistency and reliability. Factor analysis showed that its internal structure is composed of two subscales (F2 depression and F1 with items reflecting depression and other disorders, including anxiety). Conclusion: The French version of the EPDS would be a valid instrument to identify pregnant women who are likely to have clinical major depression. The results may have to be confirmed on a community sample before clinical use. Mai 2005Le rapport de la dernière enquête épidémiologique nationale périnatale (2003) est téléchargeable sur le site http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/perinat03/sommaire.htm juin 2003La prévalence de la dépression postpartum en France :Point de vue épidémiologiqueNine M-C. Glangeaud-Freudenthal (Docteur es-sciences, chargé de recherche au CNRS) Unité de recherches épidémiologiques en santé périnatale et santé des femmes (Directeur: Pr. G. Bréart), INSERM U149-IFR69. 16 av. Paul Vaillant-Couturier, 94807 Villejuif cedex, France Les résultats de prévalence présentés dans cet article ont été déjà publiés dans la revue Devenir : Glangeaud-Freudenthal, M.C., Estimation de la prévalence de la dépression post-partum en France. Devenir, 1999, 11: p. 53-64. (référence à citer si vous utilisez ces données) La dépression postpartum (DPP) surviennent durant l'année qui suit la naissance d'un enfant avec une plus grande fréquence quelques semaines après la naissance [1] . Elle peut durer de quelques semaines à quelques mois. Elle dure donc beaucoup plus long temps que le blues qui est une perturbation mineure de l'humeur avec une hypersensibilité et des pleurs, relativement fréquente (prévalence de blues de forme sévère de 13 à 40%) mais transitoire dans les premiers jours après l'accouchement [2-5 références pour la France] . La DPP est décrite sous différentes appellations dans d'autres cultures [6, 7] . La spécificité de la dépression postpartum, par rapport à la dépression à d'autres période, se caractérise non pas par des symptômes particuliers mais plus indirectement par les difficultés de diagnostic pour ne pas confondre des symptômes de dépression avec la fatigue et les problème somatiques fréquents à cette période. C'est aussi la présence d'un bébé dont il faut s'occuper sans faiblir qui donne une spécificité à ce trouble. La dépression postpartum, surtout si elle dure, peut avoir des conséquences à plus ou moins long terme, non seulement pour les femmes elles-mêmes, mais aussi pour leur enfant [8-11] . Plusieurs auto-questionnaires sont utilisés pour étudier en épidémiologie la dépression pendant le postpartum [12-21] . L'auto-questionnaire de dépression le plus utilisé en postpartum est l' "Edinburgh Postpartum Depression Scale" ou EPDS [14] qui a été conçu spécialement pour cette période et qui a été traduit et validé en postpartum en France [22] et dans de nombreux autres pays. Certains auto-questionnaires, non spécifiques de la dépression uniquement, mais incluant cette dimension dans l'évaluation de santé mentale, sont utilisés en postpartum en France dans des études épidémiologiques [23-25] . L' auto-questionnaire est un instrument de dépistage de la dépression très utilisé dans les études épidémiologiques [26] . Cependant pour une utilisation en clinique les scores élevés à l'EPDS doivent être complétés par une consultation et un diagnostic psychiatrique individuel pour confirmer ou non la présence d'une dépression [27-29] . Note : La prévalence est le rapport entre le nombre total de femmes déprimées, par rapport au nombre total de femmes dans la population (recensées à un moment donné ou pendant une période donnée); l'incidence est le rapport entre le nombre de femmes qui sont nouvellement déprimées, par rapport au nombre total de femmes dans la population ( recensées à un moment donné ou pendant une période donnée). Une méta-analyse faite par O'Hara et Swain [30] sur des données publiées dans différents pays, montre, que sur 12 études ayant utilisés l'EPDS (avec seuil de pathologie pour les scores plus grands 12), une prévalence [1] moyenne de la dépression postpartum de 12%, les valeurs le plus fréquentes (IC à 95%) allant de 11% à 13% et pour l'ensemble des 59 autres études utilisant d'autres méthodes (estimation autres par d'auto-questionnaires ou des entretien) une prévalence en moyenne de 13% qui va de 12,3% à 13,4% (IC à 95%). D'autres études faites uniquement en postpartum ont trouvé des prévalences allant de 11 à 24% [16, 17] . Les valeurs décrites de la prévalence annuelle, ou sur 6 mois, de la dépression chez les femmes (tous âges confondus) vont de 8 à 18%. suivant l'outil diagnostique utilisé, le seuil de gravité des symptômes retenu, et les caractéristiques de la population étudiée [23, 31-33] . L'estimation de la prévalence de la dépression postpartum en France dans la recherche présentée ici porte sur un groupe de 604 femmes suivies par enquête postale deux mois après qu'elles aient accouché d'un enfant. Les caractéristiques de ces femmes, les méthodes utilisées et les modalités de l'enquête (faite en 1995 dans 4 département français) ont déjà été décrites dans des articles précédents [34] [35] . Leur parité, le pourcentage de femmes vivant seules, de femmes nées à l'étranger, et de femmes au chômage sont semblables à celles des femmes décrites dans l'enquête nationale périnatale de 1995 en France métropole [36, 37] , avec cependant dans le groupe évalué une légère sous-représentation des femmes de moins de 25 ans, une sur-représentation des femmes mariées et des femmes actives. Il y a aussi une sous-représentation de femmes ayant un bébé transféré en service de soins intensifs ou spéciaux dès la naissance du fait des critères d'inclusion. L'estimation de la prévalence de la dépression repose sur le pourcentage des scores élevés à l'auto-questionnaire EPDS remplis par les femmes au cours d'une enquête postale. Les prévalences de scores élevés à l'EPDS dépendent des seuils utilisés. Au seuil couramment utilisé dans la littérature internationale (score de 12,5 à l'EPDS), la prévalence estimée de dépression postpartum dans notre groupe étudié est de 11% (avec un intervalle de confiance à 95% de: 8,5%-13,5%). En clinique le seuil choisi comme risque de pathologie est plus bas pour éviter de ne pas détecter des femmes déprimées (faux négatif) mais dans ce cas on risque d'avoir plus de femmes qui ont des scores élevées mais qui ne sont pas déprimés cliniquement (faux positif). Le score conseillé par Guedeney et coll. [38] pour la clinique en France est de 10,5 (score de l'EPDS). La prévalence estimée dans notre étude avec ce seuil est de 20% (avec un intervalle de confiance à 95% de: 13,8-19,3). Du fait de certaines spécificités du groupe étudié dans cette recherche (décrites plus haut), les valeurs estimées dans notre étude pourraient avoir été sous-estimé par rapport à la prévalence réelle. L'utilisation d'un auto-questionnaire, et non d'un diagnostic psychiatrique par entretien, limite aussi la généralisation des résultats. D'autres points de discussion ont été développés ailleurs [34] . D'autres recherches seraient souhaitables pour évaluer l'importance et l'évolution de la dépression aussi chez des femmes de populations particulièrement défavorisées comme celles qui n'ont pas pu être incluses dans notre étude, ne sachant ni lire ni écrire en français, et qui sont probablement aussi des femmes particulièrement difficiles à atteindre pour un dépistage et pour une prise en charge de la dépression. En Conclusion on peut s'attendre, deux mois après l'accouchement, à voir plus de " une femme sur dix " présenter une dépression postpartum. La dépression postpartum est un problème de santé public, surtout que ces troubles peuvent avoir des retentissements délétères sur l'interaction précoce mère-enfant. Peu de ces femmes déprimées en souffrance sont reconnues comme déprimées et prises en charge par nos systèmes de santé [39] . Cette carence peut être, soit du fait d'une non demande d'aide de la part des femmes elles-mêmes (par exemple du fait d'une peur d'être considérées à tord comme une " mauvaise mère " en exprimant leur dépression) ou soit du fait d'un manque de diagnostic compétent et précoce. [6] mais n'oublions pas que ces femmes sont aussi des mères de très jeunes enfants en plein développement. English ABSTRACT : This study estimates the prevalence rate of non psychotic postpartum depression among a sample of 604 women, two months after delivery. Women were recruited in four departments of France, in the general population. The assessment was based on self-report measures obtained from a postal survey, two months after childbirth,. Women were defined as depressed if they exceeded a cut-off value of 12.5 on the Edinburgh Postnatal Depression Scale (EPDS). The estimation of the prevalence rate of Postpartum depression, based on the EPDS, was found to be 11% with a 95% confidence interval of : 8.5%-13.5%. Références 1. Cox, J.L., D. Murray, &G. Chapman, A controlled study of the onset, duration and prevalence of postnatal depression. Brit. J. Psychiatr., 1993. 163: p. 27-31. 2. Glangeaud-Freudenthal, M.C., Crost M., Kaminski., M., Severe post-delivery blues: associated factors. Archives of Women's Mental Health, 1999. 2: p. 37-44. 3. Guillaumont, C., N.M.-C. Glangeaud-Freudenthal, S. Arlot, et al., Les troubles psychiques précoces du post-partum. érès ed. Du côté des parents, ed. L.M.e.u. bébés. Vol. 46. 2002. 118. 4. Sutter, A.L., V. Leroy, D. Dallay, et al., Post-partum blues and mild depressive symptomatology at days three and five after delivery. A French cross sectional study. J. of Affective Disorders, 1997. 44: p. 1-4. 5. Guedeney, A., C. Bungener, &D. Widlocher, Le post-partum blues: une revue critique de la littérature. 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